Margaret Kennedy, fondatrice de MACSAS (Survivants aux sévices sexuels commis par des prêtres et d'autres membres du clergé) a relevé que le pape serait reçu au Royaume-Uni avec les honneurs dus à son rang, alors que les victimes n'avaient en revanche pas droit au même respect. "Nombre de ceux qui sont passés par là, a-t-elle affirmé au cours d'une conférence à Londres, doivent quasiment vivre dans la peur, la honte et la culpabilité; parce que quand ils révèlent (ce qu'ils ont subi), on les traite comme des parias, des gens déloyaux, agressifs, qui veulent se remplir les poches". Parmi les mesures réclamées pendant la conférence figurent une enquête judiciaire et un fonds de soutien aux victimes.
Une rencontre avec des victimes ?
Le pape est attendu du 16 au 19 septembre pour une visite qui devrait susciter d'importantes manifestations. Ce déplacement - la première visite d'État d'un pape en Grande-Bretagne depuis la Réforme - débute mardi à Édimbourg, en Écosse. Benoît XVI se rendra également à Glasgow, Londres et Birmingham avant son départ dimanche.
Selon Margaret Kennedy, les victimes sont en train de raconter leurs expériences dans un livre qu'elle escompte remettre au pape, même si les tentatives de MACSAS pour rencontrer Benoît XVI sont jusqu'à présent demeurées vaines. Selon l'Église catholique en Angleterre et au Pays de Galles, le pape pourrait à l'occasion de son voyage s'entretenir avec dix des victimes sexuelles de prêtres.
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